J'aime être étonnée, surprise , dérangée même, par le travail d'un artiste, aussi ai-je été attirée par les tableaux de Ray Caesar, personnage aussi étonnant que ses oeuvres. Ne dit-il pas de lui qu'il est né chien, ceci à la grande surprise de ses parents!!..
Ray Caesar est né à Londres en 1958, il vit et travaille au Canada. Diplômé du Ontario College of art, il travaille de 1980 à 1996 à l'hôpital pour enfants de Toronto au département Art et Photographie puis il est dessinateur animateur au studio GVFX de Toronto. On ne peut s'empêcher de penser que ces années passées auprès des enfants malades l'ont fortement marqué. Ses étranges créatures, jolies et inquiétantes sont toujours des enfants sereins au visage de poupée, d'où viennent-ils, où vont-ils? Elles semblent flotter entre deux mondes, entre passé et futur, entre espoir et désespoir.
Ses tirages numériques, en édition limitée, l'inscrivent dans le mouvement Pop Surréaliste. Malgré sa technique de modélisation 3D, il est merveilleux de voir que ses oeuvres ont le grain des peintures du18ème siècle.
Ces photos sont extraites de son très joli site, entrez dans le monde fantastique de l'homme-chien,
Aujourd'hui je voudrais vous faire partager mon enthousiasme pour le projet de Sam et Lulu, deux jeunes Françaises qui ont créé l'association Perles de Tokyoïtes afin de partir trois mois à Tokyo et visiter un quartier par semaine. Nous pourrons suivre cette aventure régulièrement grâce à la publication des chroniques sur différents médias: Facebook, Twitter et Flickr. Perles de Tokyoïtes se propose aussi de porter un autre regard sur cette aventure: le voyage en situation de handicap ne doit pas être une barrière à un projet quelqu'il soit. J'aime l'idée qu'elles avancent dans leur dossier de partenariat à savoir que le Japon est un pays souvent étiqueté comme inaccessible car trop loin, trop cher, trop différent... C'est tellement vrai! Le tremblement de terre et le tsunami n'ont pas arrangé les choses, c'est donc à leur échelle qu'elles veulent prouver le contraire, encourageons les dans cette initiative qui ne peut qu'aider le tourisme au Japon en ce moment!
Le 14 février est dans de nombreux pays la fête des amoureux, la tradition veut qu'ils s'échangent des mots doux, des cadeaux. Or savez-vous qu'au Japon ce sont les femmes qui offrent des friandises, biscuits ou chocolats au hommes? Elles en offrent à l'élu de leur coeur, bien sûr mais aussi à leurs collègues de travail. Pour l'être aimé, ce sont des honmei choco, de préférence faits maison. Pour les collègues de travail ce sont des giri choco. Ce n'est qu'un mois plus tard que les hommes ayant reçu des chocolats offrent un cadeau toujours de couleur blanche. Le 14 mars est d'ailleurs appelé white day (jour blanc). Il est de coutume que ce présent qui peut être du chocolat, des fleurs , des bijoux... ait trois fois la valeur du présent reçu pour la St Valentin.
des honmei choco
des giri choco
Il est à noter que ces chocolats de la St Valentin ou les présents du white day ne s'offrent que dans la journée contrairement à notre soirée occidentale "en amoureux" aujourd'hui.
Je viens de découvrir ce peintre espagnol et je tenais à faire partager ma fascination face à ses tableaux. Dino Valls est né à Saragosse en 1959, en 1982 il est licencié en médecine et en chirurgie, actuellement il vit et travaille à Madrid. Il n'exercera jamais la médecine mais se consacre entièrement à la peinture. Admiratif des peintres de la Renaissance, il inscrit sa peinture dans une perspective humaniste, toute son oeuvre est empreinte de son attirance pour le corps humain, la dissection, les écorchés des facultés de médecine. Autodidacte, il se perfectionne, s'inspirant des maîtres italiens et flamands des 15ème, 16ème , 17ème siècles, il étudie la technique de la tempéra à l'oeuf, crée des combinaisons tempéra- huile. Sa peinture figurative et réaliste a donné lieu à plusieurs thèses de doctorat tant sa nature atypique soulève de débats. Art, douleur et anatomie, intitulé d'une de ses expositionsme paraît juste. c'est sans cesse un jeu entre beauté et douleur. Il dit utiliser la peinture comme véhicule pour l'essence intérieure des personnages et de l'artiste, la quintessence de l'être humain à partir d'un aspect ascétique ou mystique. Il y a sans cesse dualité, dualité entre bien et mal, conflit entre beauté et douleur, c'est beau mais angoissant , attirant mais repoussant, inquiétant mais on admire.
http://www.dinovalls.com/index.htm Juste quelques photos pour vous donner envie d'en découvrir d'autres sur son site ou attendre qu'il soit exposé en France! Jusqu'à présent ses oeuvres sont présentées en Europe (surtout Espagne et Italie), aux Etats Unis (New York, Miami) mais pas en France à ma connaissance.
Voici le dernier film d'animation des studios Ghibli, réalisé par Gorô Miyazaki. Ce long-métrage sorti le 11 juillet 2011 au Japon sera enfin le 11 janvier 2012 sur les écrans français. C'est le second film de Gorô Myazaki le fils du célèbre réalisateur de Princesse Mononoké, Mon voisin Totoro, Le voyage de Chihiro...
Il s'agit de l'adaptation d'un shojo manga des années 80 (entendez une bande dessinée dont la cible éditoriale est constituée en majorité d'adolescentes et de petites filles)intitulé Kokuriko zaka kara de Tetsuro Sayama et Chizuru Takahashi.
Umi est une jeune lycéenne qui vit dans une vieille bâtisse perchée au sommet d’une colline surplombant le port de Yokohama. Chaque matin, depuis que son père a disparu en mer, elle hisse face à la baie deux pavillons, comme un message lancé à l’horizon. Au lycée, quelqu’un a même écrit un article sur cet émouvant signal dans le journal du campus. C’est peut-être l’intrépide Shun, le séduisant jeune homme qu’Umi n’a pas manqué de remarquer... Attirés l’un par l’autre, les deux jeunes gens vont partager de plus en plus d’activités, de la sauvegarde du vieux foyer jusqu’à la rédaction du journal. Pourtant, leur relation va prendre un tour inattendu avec la découverte d’un secret qui entoure leur naissance et semble les lier…
Dans un Japon des années 60, entre tradition et modernité, à l’aube d’une nouvelle ère, Umi et Shun vont se découvrir et partager une émouvante histoire d’amitié, d’amour et d’espoir.
Quelle jolie découverte, merci Véronique, que cette Amélie Poulain japonaise.
Yowayowa est le journal de la photographe Natsumi Hayashi qui fait son autoportrait de façon ingénue au quotidien dans les rues de Tokyo, dans le métro, chez elle... toujours suspendue dans les airs.
C'est surprenant et plaisant, ses photos légères et insouciantes nécessitent néanmoins un grand travail et une grande précision de la part de l'artiste qu'est Natsumi Hayashi. Elle publie donc sa lévitation du jour sur son blog. Chacune d'elle est une prouesse technique dont elle n'hésite pas à donner les ficelles, pour ma part je préfère les ignorer, cette part de mystère m'est indispensable pour n'en retenir que la poésie.